Primaires au PS :
Royal veut accélérer le calendrier d'Aubry
Source : LeParisien.fr - le 12 décembre 2010
Entretien après entretien, Ségolène Royal précise sa stratégie au sein du PS. Invitée du Grand Rendez-vous Europe 1 - Le Parisien/Aujourd'hui en France, dimanche matin, la présidente de Désirs d'Avenir, candidate déclarée à la primaire socialiste l'automne prochain, n'a pas fait de coup d'éclat, juste précisé sa pensée.
Sur le calendrier du PS pour se choisir un candidat pour la présidentielle de 2012, Ségolène Royal a évité de prendre de front Martine Aubry, tout en continuant à faire entendre sa différence.
L'ancienne candidate en 2007 estime pourtant, à l'aune de sa propre expérience, que ce calendrier, le même qu'en 2006, a prouvé son échec.
Elle soutient qu'il faut du temps, plus de temps que prévu par la première secrétaire, pour s'installer dans le costume de l'opposant à Nicolas Sarkozy en 2012 et fédérer le PS. Elle a donc espéré que "la suite ne [lui] donnera pas tort" à Martine Aubry en souhaitant que la désignation du candidat prévu à l'automne 2011 soit avancé et se déroule "avant l'été".
"Il n'y a pas de pacte à trois"
"Il n'y a pas de pacte à trois" entre elle, Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry pour les primaires socialistes, a-t-elle répété, et il n'y a pas non plus de sa part "d'entente pour empêcher les primaires", un soupçon qui anime une partie du PS ces temps-ci. Mais elle se dit prête, si DSK«revenait» à "discuter avec lui pour voir quel est le meilleur dispositif gagnant".
Ce n'est qu'interrogée sur les critiques formulées hier contre le PS, en clôture de la convention nationale de l'UMP, par François Fillon, que Ségolène Royal a ressorti les dents :
"François Fillon ferait mieux de s'occuper du bon fonctionnement de l'Etat." Fustigeant la "galère subie par les Français" mercredi et jeudi après les fortes chutes de neige, elle a accusé le Premier ministre de rejeter un peu vite la responsabilité sur Météo France. "Soit (François Fillon) a été mal informé et c'est un dysfonctionnement à Matignon. Soit il était au courant et il a menti".
Vendredi déjà, la présidente de la région Poitou-Charentes avait réclamé "des excuses publiques" après "le chaos" provoqué, selon elle, par "l'inertie coupable" de l'exécutif face aux fortes chutes de neige.