Ce soir, à minuit, expire l'ultimatum des salariés de la raffinerie des Flandres, qui ont menacé de prendre possession de l'outil de travail dès demain matin, 6 h, si la direction du groupe Total ne leur annonçait pas la reprise du raffinage.
Deuxième ultimatum : celui lancé au niveau national par l'intersyndicale CGT-SUD-Chimie-FO-CFE-CGC, qui a pour sa part menacée de déclencher un mouvement de grève dans les six raffineries du groupe en France à partir de mercredi.
Vendredi, la direction de Total a annoncé la tenue d'un nouveau CCE extraordinaire le 29 mars ayant pour intitulé : "Situation du raffinage français et information - consultation sur le projet d'évolution de l'établissement des Flandres".
Réponse des syndicats et des salariés : "Nous ne voulons pas une réponse le 29 mars, mais avant les élections régionales. Si ce n'est pas le cas, nous mettrons nos menaces à exécution".
Plus déterminés que jamais à faire revenir la direction de Total sur sa décision, les salariés de la raffinerie des Flandres ont également prévu d'aller manifester