L’image est symbolique. Devant la Mia, le véhicule électrique d'Heuliez. De gauche à droite : les représentants du groupe allemand de services ConEnergy (associé au groupe allemand Kohl) et Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes.
Hier, le tribunal de commerce de Niort a confié Heuliez à un trio de repreuneurs franco-allemand. De quoi sauver l'entreprise une nouvelle fois. Mais pas sans casse. Réactions :
Gilles Bineau, syndicaliste CFDT :
"C'est un soulagement. Nous avons l'impression que ce sera une solution pérenne. Nous soutenions ce projet de reprise porté par le groupe français Baelen Gaillard Industrie (BGI), et les groupes allemands ConEnergy et Kohl. Mais nous pensons aux collègues que nous laissons sur le bord de la route."
Jean-Claude Siaudeau, ouvrier au service logistique d'Heuliez
"Nous nous inquiétons pour nos emplois. C'est très tendu dans les ateliers et ça le sera encore tant que nous ne serons pas fixés. Moi-même, je ne sais pas si je reste. Nous saurons tout cela entre le 8 et le 15 juillet. Ici, tout est à reconstruire."
Emile Brégeon, syndicaliste CFDT
"Il y a encore des licenciements, c'est dramatique. Nous sommes dégoûtés. Mais on évite une nouvelle fois la mort d'Heuliez. Ça ne nous plaît pas de voir l'entreprise scindée en deux : Heuliez SAS et Mia électrique. Mais il n'y avait pas d'autre offre crédible. On ne veut plus jamais revivre tout ça."
Ginette Dosreis, syndicaliste CFDT
"Je suis contente. On sauve 485 emplois. Le tribunal a favorisé le projet industriel par rapport au projet financier. Espérons que ça tienne dans la durée. Mais la séparation de l'entreprise en deux est difficile psychologiquement pour les salariés. Faudra-t-il travailler avec un grillage au milieu de l'usine ?"
Reprise d'Heuliez : l'Etat apportera bien 10 millions d'euros
Source : OUESTFRANCE.fr - le 30 juin 2010
L'Etat apportera bien 10 millions d'euros dans le cadre de la reprise du constructeur et équipementier automobile Heuliez, a confirmé mercredi le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, peu avant que la justice ne tranche entre deux repreneurs potentiels.