A Colombey-les-Deux-Eglises, Sarkozy parle de lui-même
et oublie de Gaulle
Source : sarkofrance.blogspot.com - le 10 novembre 2010
Mardi 9 novembre, Nicolas Sarkozy s'est rendu à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute Marne), pour commémorer le quarantième anniversaire de la mort du Général de Gaulle. Dehors, l'hommage était silencieux et grave, les mines sérieuses. Devant la tombe du Général, il faisait froid, il bruinait. Accompagné de François Fillon, Bernard Accoyer et Michèle Alliot-Marie, Sarkozy se tenait raide comme un poteau. Puis, après une courte dédicace sur le livre d'or de l'ancienne résidence gaullienne, il s'est installé au chaud, sur une tribune dressée spécialement pour l'occasion.
Le décor se voulait grandiose, il avait surtout quelque chose de gênant, aux antipodes de la sobriété des obsèques du Général. Sarkozy était debout, le visage fendu d'un large sourire. Sur cette large estrade, sous une tente immense, une toile derrière lui figurant un paysage de campagne "typique" avec l'inévitable Croix de Lorraine dessinée derrière des bois, Sarkozy paraissait ravi. C'était "son" moment. Il pouvait commencer "son" discours. Même sur son pupitre, une Croix de Lorraine avait été placée.
Fidèle à son habitude, Sarkozy a d'abord livré un hommage schizophrénique, puis, comme souvent un discours... sur lui. Pendant une courte demi-heure, il a progressivement dressé, directement ou pas, des parallèles entre l'homme de Londres et lui-même, pauvre chose, l'homme du Fouquet's.
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