
Pour Aurélie FILIPPETTI, 40 ans après mai 68,
en grande majorité le personnel politique reprend le slogan
"Il est interdit d'interdire ... le cumul des mandats" !!!
Source : le blog d'Aurélie FILIPPETTI (24 mai 2008)
Je ne voterai pas la réforme des institutions actuellement discutée à l'Assemblée, et qui sera soumise au vote du Congrès (Assemblée + Sénat) le 7 juillet prochain. Pourquoi ?
A l'heure où 17 de mes collègues députés socialistes lancent dans Le Monde un appel au vote pour, j'estime de mon droit d'exprimer mon opinion, pour alimenter le débat au sein du groupe socialiste et des sympathisants.
Je suis depuis l'origine membre de la Convention pour la 6e République. C'est dire si je tiens à un changement de nos institutions. Mais justement, il me semble que cette réforme fait semblant de moderniser la 5e République, sans toucher à l'essentiel.
Pour le Président de la République, il y a deux objectifs : obtenir une grande victoire politique personnelle (même contre son camp) en se faisant passer pour un modernisateur, tout en obtenant le droit de s'exprimer devant les Chambres (réunies ou pas, qu'importe).
Pour l'opposition, il s'agit de ne pas donner l'impression d'être obtus et sectaire, tout en profitant de l'occasion pour faire passer quelques mesures : en l'occurrence le choix a été fait d'insister sur le mode d'élection des sénateurs (sic!) et sur le pluralisme dans l'expression dans les médias (prise en compte du temps de parole du Président, qui actuellement n'est nullement décompté).
Si la deuxième de ces mesures me semble essentielle, elle a été refusée par la majorité UMP.
Or nulle part il n'est question, sinon dans un amendement que quelques députés socialistes (dont je suis) défendront lundi soir en séance, du non-cumul des mandats pour les parlementaires, qui permettrait une autre organisation du temps de travail des députés, et donc une revalorisation conséquente du pouvoir législatif.
Nulle part le mot parité, ou meilleure représentation des femmes, dans les différentes instances politiques.
Refus aussi pour le droit de vote des résidents étrangers.
Enfin rien sur l'introduction d'une dose de proportionnelle, aucune régulation des intercommunalités, qui sont pourtant un souci démocratique majeur aujourd'hui tant leur fonctionnement est variable et opaque pour les citoyens.
Pendant ce temps, des députés s'amusent à se battre contre la suppression de numéros sur les plaques d'immatriculation....
AURELIE "en guerre" contre les cumulards ! BRAVO AURELIE !!!