... Signe d'ouverture alors que la polémique enfle, ce matin Michèle Alliot-Marie a assuré être prête à proposer aux associations opposées au fichier Edvige le "droit à l’oubli" pour les mineurs, permettant d’en effacer ceux qui n’auraient finalement participé à aucun délit après un certain temps. "J’entends des inquiétudes, je veux lever ces inquiétudes et toutes les ambiguïtés", a assuré la ministre qui a contacté "un certain nombre de personnalités, responsables d’associations pour que nous nous rencontrions". Notamment la CNIL (Commission de l’informatique et des libertés) "qui s’inquiète sur le fait que des mineurs (restent) dans le fichier Edvige après leur majorité si rien ne s’est passé", a relevé Michèle Alliot-Marie.
"Je pense, effectivement, qu’on peut limiter le temps pendant lequel les indications (sur ces mineurs) sont maintenues dans le fichier", a-t-elle poursuivi, en se déclarant ainsi prête au "droit à l’oubli".
Le fichier Edvige prévoit que des mineurs, dès 13 ans, puissent y figurer si, par exemple, "ils se trouvent dans un certain nombre de groupes extrêmement violents ou participant à des trafics de drogue", a-t-elle expliqué. "Mais si, par la suite, ils ont des conduites exemplaires, il n’y a aucune raison pour que cela les suive toute leur vie", a estimé la ministre. En fin de journée, la ministre de l'Intérieur, s'est dite prête à inscrire, "dans une loi, toutes les garanties" nécessaires aux libertés publiques pour la mise en œuvre du fichier Edvige.
Rama Yade pour des "précisions" et des "clarifications"
Rama Yade ? Tiens, elle sort de son sommeil ?
Depuis deux mois, rien, pas un mot !!!
Par ailleurs, la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme Rama Yade a estimé aujourd’hui que le Conseil d’Etat devrait apporter des précisions et des clarifications sur le fichier Edvige, notamment sur la question des orientations sexuelles.
Christian Demuynck, sénateur-maire UMP de Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis) a lui déclaré "on ne comprend rien" au fichier Edvige et il a demandé "en regrettant le manque d’information et de transparence" à la ministre de l’Intérieur de présenter ce fichier"