Source : Le Post
Sur Le Post, Vincent Peillon, proche de Ségolène ROYAL, l'affirme haut et fort: il veut "l'émergence d'une nouvelle génération à la direction du PS".
À six jours de la date limite du dépôt des motions, en vue du congrès, les rapports de forces sont en train de se clarifier au Parti socialiste.
Mardi, Le Post a appris que l'alliance entre le camp Royal et les tenants de la "Ligne claire" était "en bonne voie".
Hier soir, François Hollande et Bertrand Delanoë ont officialisé leur alliance lors d'un meeting à Cergy-Pontoise, dans le Val d'Oise.
.L'alliance entre Delanoë et Hollande fragilise-t-elle Ségolène Royal ?
"Non, elle illustre l'enjeu majeur du congrès de Reims."
"D'un côté, il y a ceux qui veulent reproduire l'ancien, qui ne veulent rien changer dans leur manière de gérer le Parti socialiste : c'est la motion Delanoë, Jospin, Hollande. Ils dirigent le parti depuis 20, 30, voire même 40 ans pour certains... Pour moi, Delanoë-Hollande, c'est l'alliance des forces du passé."
"Cette motion regroupe ceux qui font le contraire de ce qu'ils disent. Delanoë disait qu'il allait être maire de Paris à plein temps... Hollande disait: 'Il faut rassembler et ne pas faire un choix entre Delanoë et Royal'. On voit bien qu'il fait le contraire en s'alliant avec le maire de Paris."
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"De l'autre côté, il y a ceux qui font ce qu'ils disent, qui veulent porter la rénovation du Parti socialiste de manière collective : c'est la motion de Ségolène Royal."
"Finalement, ce qui se passe au PS en ce moment, c'est très bien : cela permet de voir les différences entre les motions. Toutes les clarifications sont positives."
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Pourquoi les militants socialistes voteraient-ils pour votre motion ? Qu'est-ce qui la différencie des autres ?
"Car nous allons continuer à appeler au rassemblement, sans préalable, tous ceux qui veulent la rénovation du PS. Il faut changer nos comportements, nos dirigeants, nos façons de travailler et de répondre aux problèmes des Français. Le moment est venu de changer notre façon de faire de la politique."
"Le congrès doit être la première étape d'un nouveau cycle politique, qui doit permettre de faire émerger une nouvelle génération. C'est d'ailleurs la première des préoccupations de Ségolène Royal."
Vous souhaitez donc chasser les 'éléphants' du Parti socialiste...
"Non, pas vraiment. On aura des 'éléphants' avec nous : Guérini [le chef des socialistes marseillais, ndlr], Collomb [le maire de Lyon, ndlr] et peut-être Mauroy [ancien Premier ministre, ndlr]. D'ailleurs, nos 'éléphants' sont également favorables à l'émergence d'une nouvelle génération à la direction du PS."
"On ne peut pas accepter de syndicat de propriétaires du parti,
