C'était trop beau ! Pierre Moscovici, sans doute pour tenter d'exister, apporte un "bémol" aux différents soutiens que des personnalités du PS, tant sur le fond que sur la forme, avaient jusque-là exprimés à Ségolène ROYAL concernant le "pardon" aux africains pour le très contesté discours de Sarkozy sur "l'homme africain".
C'est l'UMP qui va se régaler ! C'est Sarkozy qui va boire du petit lait !
Discours de DAKAR - Moscovici :
Ségolène Royal "ne peut s'exprimer au nom de la France"
Source : lepoint.fr - le 12 avril 2009
Pour une fois, ils avaient soutenu en bloc Ségolène Royal. La belle unité des ténors socialistes après le "pardon" de la présidente de Poitou-Charentes à Dakar pour les propos tenus par Nicolas Sarkozy en 2007 n'aura duré qu'un temps. Dimanche, Pierre Moscovici a estimé que l'ex-candidate à l'élection présidentielle ne pouvait pas le faire "au nom de la France".
Ségolène Royal a "raison sur la critique du discours de Nicolas Sarkozy", mais "je suis plus réservé sur le fait de demander pardon au nom de la France", a déclaré le député et ancien ministre lors du Grand Rendez-Vous/Le Parisien/ Europe1 /Le Parisien/ TV5Monde.
"Exprimer sa critique forte, c'est déjà pas mal"
"Il n'y a qu'une personne qui peut s'exprimer au nom de la France, c'est Nicolas Sarkozy. Il n'y a qu'une personne qui peut demander pardon pour des propos maladroits - qui sont les siens d'ailleurs -, c'est Nicolas Sarkozy. Il n'y a pas de contre-président en France", a asséné Pierre Moscovici.
Alors qu'on lui demandait si Ségolène Royal aurait dû demander pardon au nom "du Poitou-Charentes", sa région, il a répondu : "Elle pouvait demander pardon en son nom personnel ou exprimer sa critique forte. Voilà. C'est déjà pas mal !"
Le 6 avril, à Dakar, s'exprimant au siège du PS sénégalais, Ségolène Royal a déclaré : "Quelqu'un est venu ici vous dire que l'Homme africain n'est pas encore entré dans l'Histoire ." "Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes et qui n'auraient jamais dû être prononcées et - je vous le dis en confidence - qui n'engagent ni la France ni les Français", a ajouté l'ex-candidate PS à la présidentielle, née au Sénégal, faisant référence au discours prononcé à Dakar par le chef de l'État, en 2007.