
Selon le ministre des Affaires étrangères, le chef de l'Etat a bien dit à des parlementaires présents à l'Elysée, comme "Libération" l'avait rapporté, que "Zapatero n'est peut-être pas intelligent". Mais pour l'ancien socialiste [grrr !!!] c'était pour signifier le contraire.
Tout serait donc question d'interprétation. Interrogé ce midi sur Canal+ à propos des propos de Nicolas Sarkozy sur le chef du gouvernement espagnol rapportés par Libération, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a confirmé que le chef de l'Etat avait bien dit que "Zapatero n'est peut-être pas intelligent".
Explication de texte par l'ancien socialiste: "Oui, c'est comme ça qu'il parle, en effet. Il est vivant, il est jeune et vivant, ça fait une différence."
[ ... et beau ... et viril ... et cultivé ...
]
Mais encore? "Qu'a-t-il voulu dire ? Il a dit M. Zapatero vient de supprimer la publicité à la télévision, il n'est peut-être pas intelligent - il parlait de lui en réalité -, mais il l'a fait aussi" a déclaré le chef de la diplomatie française.
Explication de Bernard Kouchner: "C'est une façon de dire : "il l'est" (intelligent, ndlr), il a été élu deux fois et il vient de supprimer la publicité à la télévision."
Et le ministre des Affaires étrangères de tenter de (se?) convaincre: "Comment voulez-vous que le président de la République ait pu proférer autre-chose, il s'entend merveilleusement avec M. Zapatero."
[ comme dans PAGNOL : "Mais je l'aime, moi, le socialiste espagnol" ]
Quant aux "excuses" présentées samedi par la socialiste Ségolène Royal au nom de la France au chef du gouvernement espagnol, Bernard Kouchner a déclaré: "Ce n'est pas l'humour qui la caractérise, Ségolène."
Le chef de la diplomatie française a estimé que cette polémique, largement commentée par la presse espagnole, n'entacherait pas la prochaine visite de Nicolas Sarkozy en Espagne.