
Les"pour"
Les "quadras" du PS réclament des primaires ouvertes qu'ils considèrent comme le seul moyen de déverrouiller la compétition interne. "Il ne s'agit pas d'une technique de désignation, mais d'une vision politique, assure Arnaud Montebourg. Ceux qui sont contre vivent dans un monde révolu." Vincent Peillon et Benoît Hamon y sont favorables, comme Pierre Moscovici, qui lance une pétition. Manuel Valls a déjà annoncé sa candidature. "Si on ne me prouve pas qu'un autre socialiste peut mieux que moi porter le renouvellement - et pour l'instant je ne vois pas -, je porterai ces idées moi-même", a-t-il indiqué au Journal du dimanche.
En règle générale, les dirigeants socialistes qui jouissent d'une certaine popularité dans l'opinion réclament de telles primaires. C'est le cas des partisans de Dominique Strauss-Kahn, et, depuis longtemps, de Ségolène Royal. Bertrand Delanoë, hier assez opposé, a assoupli son point de vue.
Les "contre"
A contrario, les laissés-pour-compte des sondages y sont hostiles. C'est le cas de François Hollande et de Laurent Fabius. De leur côté, les fidèles de Lionel Jospin refusent de voir émerger un "parti de supporteurs". Quant à Martine Aubry, sa culture politique la range parmi les opposants.
Dans les semaines qui viennent, les partisans de primaires vont faire pression sur la direction du PS.
Dans le prolongement du rapport Montebourg, publié dans les prochaines semaines, ils comptent réclamer l'organisation rapide d'un référendum parmi les adhérents du PS.