Sept syndicats appellent à la mobilisation le 7 octobre
Source : L'EXPRESS.fr - le 28 septembre 2009
Sept syndicats français ont confirmé leur appel à une nouvelle journée nationale d'action le 7 octobre, la sixième cette année, pour réclamer davantage de mesures sociales face à la crise économique.
Si la CFTC s'est finalement jointe à l'appel pour cette journée, Force ouvrière, l'une des huit organisations à l'origine de la mobilisation de millions de salariés depuis janvier, ne s'y est pas associée.
La journée d'action rassemblera donc la CGT, la CFDT, la CFTC, CFE-CGC, la FSU, Solidaires et l'Unsa, a-t-on précisé de source syndicale.
Les sept confédérations se sont réunies lundi soir au siège de l'Unsa à Paris.
"Dans toute la France, seront organisés dans l'unité, des rassemblements, meetings, manifestations, conférences de presse, actions dans les entreprises, débats, rencontres avec les élus, qui feront écho à des mobilisations semblables partout dans le monde ce jour-là", écrivent-elles dans un communiqué.
La CGT avait proposé la date du 7 octobre à l'occasion de la Journée mondiale pour le travail décent organisée ce jour-là par la Confédération syndicale internationale (CSI).
Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, a répété lundi sur France info qu'il n'était pas partisan de manifestations à répétition, estimant qu'elles pouvaient être contreproductives.
Le dirigeant de FO a plaidé en vain jusqu'à présent pour une "journée de grève interprofessionnelle", seule susceptible à ses yeux de peser sur le gouvernement et le patronat.
Après les premières journées marquées par d'importantes manifestations le 29 janvier et le 19 mars, avec plus d'un million de personnes défilant en France, la mobilisation avait paru s'essouffler ensuite le 1er mai, le 26 mai et le 13 juin.
Nicolas Sarkozy a refusé jusqu'à présent toute relance par la consommation, préférant agir sur l'investissement, au grand dam de la gauche, qui lui reproche de chercher à consolider le système, au lieu de le réformer en profondeur.
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que le "potentiel de mobilisation" restait intact et que les sujets de mécontentement des salariés ne manquaient pas, sur l'emploi, les salaires mais aussi le recul de l'âge du départ à la retraite envisagé par le gouvernement.
