
Pour les syndicats de Total Dunkerque, la situation est "catastrophique". Lors d'un comité central d'entreprise qui s'est tenu à Paris, le directeur du raffinage-marketing du groupe, Michel Benezit, a annoncé que quatre scénarios étaient à l'étude concernant l'avenir de la Raffinerie des Flandres.
Parmi eux, une hypothèse jamais envisagée jusque-là : la fermeture du site.
Les trois autres scénarios sont : réalisation d'un grand arrêt en mars avant redémarrage de l'unité de production ; transformation de l'usine en dépôt ; mise sous cocon des installations de raffinage, c'est-à-dire protection contre la corrosion dans le cadre d'un arrêt qui pourrait s'étaler sur une, voire plusieurs années.
Rappelons que le site dunkerquois est à l'arrêt depuis le 14 septembre, décision qui avait été prise à l'époque en raison de stocks élevés et d'une demande à la baisse.
La raffinerie des Flandres, mise en service à Dunkerque en 1974, emploie actuellement 380 salariés. Environ 400 personnes travaillent pour Total Dunkerque dans des entreprises sous-traitantes.
Christian Hutin, maire de Saint-Pol-sur-Mer et député de la 12e circonscription, réagit aux annonces du comité central d'entreprise de Total, vendredi dernier.
"C'est une mauvaise nouvelle pour le Dunkerquois. Si la fermeture éventuelle se confirmait, ce serait une catastrophe industrielle, économique et humaine pour l'agglomération. Je pense évidemment à toutes les familles qui s'en inquiètent aujourd'hui. Mes sentiments, ce sont l'espoir et l'inquiétude. L'espoir que le grand arrêt du printemps soit observé comme prévu et que l'activité redémarre. L'inquiétude d'une fermeture et ses conséquences sur les emplois et le trafic du port...Total évoque aujourd'hui plusieurs scénarios, on peut espérer que ce soit le meilleur qui soit retenu. On va essayer de se battre pour ça, de rencontrer les responsables de Total. Il y a là un véritable combat à mener, en espérant qu'on le gagne. On va essayer de les convaincre que Dunkerque vaut le coup."