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Quand Nicolas Sarkozy légitimait la révolte sociale...


Quand Nicolas Sarkozy légitimait la révolte sociale...
Source  : LePost.fr  -  6 avril 2009


Xavier Bertrand, Yves Jégo, Christine Lagarde, bref tout le ban et l'arrière ban de l'UMP est de sortie pour tenter de faire un amalgame douteux sur les propos de Ségolène Royal concernant les révoltes sociales et notamment ses propos sur les récentes séquestrations de chefs d'entreprise par leurs employés.

Xavier Bertrand notamment dénonce "des propos tout simplement inadmissibles". Le sous-chef de l'UMP accuse ainsi Ségolène Royal de "mettre de l'huile sur le feu".

 

Qu'a donc dit ce dimanche Ségolène Royal pour justifier l'hallali habituel de l'UMP ?


Voici 2 extraits de son interview de ce dimanche :

 

JDD : Quand vous avez vu des cadres de Caterpillar être retenus, vous avez eu de la sympathie pour eux ?
SR : Ce n'est pas agréable d'être retenu, et c'est illégal de priver quelqu'un de sa liberté de mouvement. Mais on ne les a ni brutalisés ni humiliés. Ceux qui sont fragilisés, piétinés et méprisés, ce sont les salariés à qui l'on ment, avant de les mettre à la porte. A Caterpillar, ils ont appris leur arrêt de mort sociale en lisant la presse; et on s'étonnerait de leur réaction? Etonnons-nous plutôt de l'état du dialogue social dans notre pays !
Plus loin, Ségolène Royal précise sa pensée vis-à-vis des patrons, en réponse à une question sur les propos de Sarkozy :

JDD : Mais il s'en prend aux patrons, il dénonce certains comportements ?
SR : De manière malsaine ! On a besoin de règles, pas d'une chasse à l'homme. Il faut réglementer pour empêcher les abus. Le Président ne le fait que marginalement. En revanche, il crée de nouvelles polémiques, il alimente une détestation générale des entrepreneurs. Or, on a besoin des entrepreneurs, de tous les entrepreneurs: le préjugé des petits contre les gros est stupide. Mais les entreprises doivent être cadrées, puisque les gens ne sont pas spontanément raisonnables.

 

Voilà un discours clair dénonçant le mépris avec lequel sont traités les salariés et respecteux pourtant des chefs d'entreprises. Un discours auquel Xavier Bertrand répond en dénonçant :


"Une ex-candidate à la fonction suprême qui se contente de dire qu'il n'est pas agréable d'être retenu en parlant des séquestrations et qui d'une certaine façon comprend le (fait d'être) hors-la-loi et la violence faite aux personnes, c'est tout simplement insupportable".
Xavier Bertrand, l'ancien ministre des Affaires Sociales, qui porte donc une lourde responsabilité dans la dégradation du climat social actuel, oublie les propos de Nicolas Sarkozy.
Par exemple, ceux tenus par le candidat à la Présidence de la République, le 3 avril 2007 à Lorient,
à propos des violences et des destructions perpétrées par les marins pêcheurs :


 

Vidéo envoyée par  dagrouik

 

"Ici on ne brûle pas la voiture de son voisin, ici on ne se laisse jamais aller à la violence gratuite. Chez les marins, on ne fraude pas, on ne triche pas. Ici quand on manifeste, quand on a recours à la violence, ce n’est pas pour se distraire, ce n’est pas pour nuire à autrui, c’est parce qu’on est désespéré, c’est parce qu’on n’a plus de recours et qu’on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale".
"Je veux le dire ici, aucune violence n’est acceptable dans la république, mais je ne mets pas, je ne mettrai jamais sur le même plan la colère des pêcheurs qui ne veulent pas mourir et la violence gratuite des fraudeurs et des voyous".

Voilà, que faisaient donc Xavier Bertrand, Yves Jégo et Christine Lagarde en écoutant Nicolas Sarkozy à Lorient le 3 avril 2007 ? Ils applaudissaient  !!!
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