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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 11:00

 

Schengen : Sarkozy comparé à Le Pen en plein Parlement européen

Source : LeParisien.fr  -  le 13 mars 2012

 

n'a pas fait l'unanimité à Bruxelles, avec sa menace de sortir de l'espace Schengen, loin de là. Dans le fond comme dans la forme, son annonce suscite mardi des critiques tous azimuts, de la part des chefs des principaux groupes au européen.

Au cours d'un débat sur les résultats du dernier sommet européen, Guy Verhofstadt, chef de file des libéraux, s'est même permis une sortie qui devrait faire date :

 

"Qui est le candidat de l'extrême droite en France, Le Pen ou Sarkozy ?"
L'ancien premier ministre belge a ainsi rappelé que les propos du chef de l'Etat français étaient ceux d'un candidat à l'élection présidentielle. "C'est du jamais vu, un président en exercice qui utilise ce langage", a-t-il lancé.

La réthorique du président Français commence à surprendre les partenaires de la France, et les parallèles avec l'extrême droite fleurissent. Ce mardi, le Wall Street Journal titrait même l'un de ses articles «Nicolas Le Pen»...

 

Pour en revenir à Bruxelles, l'Autrichien Hannes Swoboda, chef du groupe Socialiste et Démocrate a pour sa part brandi son passeport et a ironisé sur la nécessité pour les élus européens de devoir à nouveau passer des contrôles douaniers pour se rendre à Strasbourg, siège du Parlement.

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 09:00

Nicolas Le Pen 

"Qui est le candidat de l'extrême droite,

Le Pen ou Sarkozy ?"

Source : Rue89.com  -  le 13 mars 2012

 

Prenez un instant du recul, et demandez-vous à quoi ressemble, vu de l'étranger, le positionnement de Nicolas Sarkozy avec ses dernières sorties sur l'immigration et sur l'Europe ? A une surenchère désespérée avec Marine Le Pen, qui navre les milieux les mieux disposés vis-à-vis du Président-candidat.

Au parlement européen, Guy Verhofstadt n'est pas connu pour ses envolées lyriques comme un Daniel Cohn-Bendit, habitué du genre. D'où la surprise lorsque le président du groupe libéral au Parlement de Strasbourg déclare mardi :

"Qui est le candidat de l'extrême droite en France, Le Pen ou Sarkozy ?"

 

Une sortie qui fera assurément florès.

Cet ancien premier ministre belge de centre droit n'a pas apprécié non plus le ton menaçant de la sortie de Nicolas Sarkozy, dimanche à Villepinte, sur la réforme du traité de Schengen :

"C'est du jamais vu un Président en exercice qui utilise ce langage."

 

Il y a quelques semaines, lorsqu'Angela Merkel et David Cameron apportaient leur soutien public à Nicolas Sarkozy et snobaient ouvertement son rival socialiste François Hollande, l'Europe n'avait d'yeux que pour l'homme de la continuité. Aujourd'hui, elle manque de s'étrangler en l'entendant pourfendre "les technocrates de Bruxelles" comme un vulgaire populiste !

 

De l'autre côté de l'Atlantique, la surprise est identique pour ceux qui daignent s'intéresser à la vieille Europe.

Le Wall Street Journal, quotidien des milieux d'affaires, propriété du très conservateur Rupert Murdoch, titre son éditorial ce mardi « Nicolas Le Pen ».

Ce crime de lèse-majesté montre l'incompréhension de ceux que tout porte du côté du Président sortant devant ce que le Wall Street Journal qualifie d' "éruption de xénophobie cynique, même en tenant compte des critères locaux". Le Wall Street Journal que rien, mais alors rien, ne rapproche de François Hollande dont les 75% d'impôts ne sont évidemment pas la tasse de thé...

Après avoir rappelé les sorties anti-immigration du Président, et la menace brandie contre le traité de Schengen, le quotidien des affaires écrit :

"Même en France, on atteint rarement ce niveau de cynisme. Les attaques contre l'immigration constituent une tentative de séduire les électeurs du Front national xénophobe de Marine Le Pen avant le premier tour de scrutin."

Le Wall Street Journal commente aussi l'affirmation, dimanche, par Nicolas Sarkozy à Villepinte, selon laquelle la France ne pourra plus financer son système social "si les frontières ne sont pas mieux contrôlées" :

" C'est une pensée immonde, pas seulement en raison des sentiments bas auxquels elle fait appel, mais aussi parce qu'il s'agit d'un cas d'école d'inculture économique. Parmi les menaces à l'Etat providence français, figurent le vieillissement de la population et l'espérance de vie plus grande, ainsi qu'un taux de natalité qui, même s'il est l'un des plus forts d'Europe, reste en dessous du taux de renouvellement. 

Sauf s'il y a des changements culturels profonds, l'immigration reste la meilleure chance de conserver une population active suffisamment nombreuse pour payer le nombre croissant de retraités et de personnes dépendantes." 

Ce miroir étranger ne renvoie pas une image très glorieuse des débats français, mais, du côté de l'Elysée, on se dit sans doute qu'il sera toujours temps de recoller les morceaux après, s'il y a un après...

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 08:00

 

Sondages : ça s'en va et ça revient, c'est fait de tout petits riens ...

Enfin, de tout petits riens qui mettent Sarko à 4 points derrière François Hollande ! (26% contre 30%), selon le dernier sondage TNS Sofres.

Alors qu'une étude IFOP donnait Sarkozy devant Hollande mardi matin. 

Et au 2ème tour ? : l'écart se creuse encore, avec 58% d'intentions de vote pour François Hollande.

sarko fait la gueule

 

Sondages : ça s'en va et ça revient

Source : zeredac.com  -  le 13 mars 2012

 

La joie fut de courte durée au QG de Nicolas Sarkozy. Malgré la mise en musique remarquable de ce fameux sondage aux courbes croisées, ce soir, le moral des troupes doit certainement retomber un peu dans les chaussettes.

Pourtant, ils avaient mis le paquet, les amis du Président. 

Manchette du Figaro : “Sarkozy passe devant Hollande“, manchette digne des événements d’une nation. Nous aurions annoncé l’invasion de la principauté d’Andorre ou l’envoi sur Mars d’un exemplaire de la Princesse de Clèves, que la rédaction en chef du Fig. n’aurait pas fait plus gros.

Manchettes et dépêches aux titres sonnants comme un tir de grosse Berta: le sondage qui relance la campagne. Sonnez tambours et trompettes, Nicolas passe devant François sur une enquête et voici le peuple de droite qui se reprend à rêver.
NKM qui décidément fait dans la nuance et la subtilité croyait même percevoir de l’affolement dans le camp socialiste. Affolement, panique à bord, l’espoir qui s’effondre. Toute une dramaturgie comme seuls savent la tisser les maître de l’illusion de l’Elysée ( cf. le papier de Dante sur la question ).

Une joie extatique, quasi orgasmique, un horizon qui se débouche plus vite qu’à la ventouse, Nicolas Président… Et patatras… Tout s’effondre avec un autre sondage, réalisé par un autre institut dans les mêmes conditions. Horreur, malheur. Hollande est toujours à 4 pts ( 30% ) devant Sarkozy ( 26% ). Stupeurs et tremblements, ulcère et douche froide. Nous sommes bien peu de choses, pauvres hères prisonniers d’un panel (le mot m’a toujours amusé… Ça fait pané, poisson pané je veux dire) notre vie dépend d’une madame Machin, monsieur Bidule qui répondra oui, non, peut être, pourquoi pas, beurk, caca boudin, youpi … à des questions posées au téléphone). A quoi tient une campagne ? Le bonheur simple comme un coup de fil, nous disait-on.

Et ce soir, la joie s’est un peu fanée. Maudit sondage du soir qui dément le sondage sacré du matin.

Et dans tout cela, imaginez la tête de l’électeur qui a écouté les infos le matin et les reprend le soir. Au réveil, Sarkozy a peut être gagné la présidentielle. Au coucher, il vient de la perdre pour de bon.

Une pensée aussi pour les candidats qui encaissent de sacrées montée de lait. En un sondage, c’est une campagne qu’on met en l’air, en un sondage, c’est une campagne que l’on sauve.

La faute à qui ? À quoi ? À nous tous qui nous précipitons, travaillons dans l’urgence, compilons, resserrons, résumons le fait politique et tout ce qui va avec pour gagner des secondes à l’antenne et ne pas surcharger la pensée.

La journée d’aujourd’hui est exemplaire de ce paradoxe démocratique : réjouissant que tout soit désormais transparent, tweeté, facebooké, commenté, diffusé à la vitesse de la lumière. Effrayant que tout soit consommé, interchangeable et contredit à la vitesse de la lumière.

La morale de cette journée est simple. Les sondages empoisonnent les cœurs, les esprits et les candidats. Trop haut, ils annihilent les défenses et poussent à l’autosatisfaction donc au relâchement. Trop bas, ils découragent, et invitent  à tous les excès de comportement et de langage pour regagner quelques points dans l’ascension.

Cette journée se termine par un match nul.

Et on ne peut que conseiller à tous les candidats de faire ce qu’ils font de mieux : une campagne, les pieds sur terre et la tête vissée dans leur programme. Ça nous ferait tellement plaisir, à nous, pauvres crétins, d’avoir enfin le plaisir de voir dans cette course à l’Elysée du beau jeu, du beau geste, du beau verbe et pas cette course à l’échalote un peu infantile, un panel dans chaque main et des courbes croisées dans la tête.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 16:00

 

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Source : francoishollande.fr  -  le 11 mars 2012 

 

Aurélie FILIPPETTI, Député de Moselle,

Responsable du pôle Culture, audiovisuel, médias


  Parler de la sidérurgie à Villepinte relève de l’impudence

 

Comment le candidat sortant peut-il avoir l'impudence d'évoquer Gandrange et Florange à Villepinte alors que ces tragédies sociales resteront la marque de l'échec patent de sa politique industrielle ?

À Gandrange, il avait promis que l'Etat investirait avec ou sans Mittal et que l'aciérie ne fermerait pas. Elle a fermé. Plus de 250 salariés ont été reclassés à Florange.

Aujourd'hui, les hauts fourneaux de Florange sont à l'arrêt. Les 17 millions d'euros qu'il prétend avoir obtenu de Mittal ne concernent pas les hauts fourneaux.

 

les-oubli-s-de-Gandrange.jpg


Pendant son discours il s'est évertué à essayer de parler aux Français mais qu'a-t-il à dire aux ouvriers de la sidérurgie ? Pour l'industrie comme pour le reste, son bilan c'est son boulet.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 14:00

 

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Source : francoishollande.fr  -  le 11 mars 2012 

 

Alain ROUSSET, Responsable du pôle Production,

industrie, agriculture et pêche 

 

Meeting de Villepinte :

une vision industrielle et commerciale étriquée,

dangereuse et sans perspective

 

En réponse aux 750.000 suppressions d'emplois industriels  en 10 ans, à une croissance en berne et à un déficit commercial qui a atteint le record historique de 75 Mds d'euros, le candidat sortant n'a apporté aucune réponse de fond et s'en est pris à l'Europe.

Il n'a ainsi strictement rien proposé de concret, pour aider nos PME à croître, pour relancer nos exportations, pour appuyer l'innovation, pour éviter les fermetures d'usines. Le terme d'entreprise a à peine été prononcé dans ce long discours incantatoire et vide. Seule idée avancée : des règles de circulation des personnes et de protection des marchés contraires aux principes de base de l'UE.

Le candidat sortant flatte la tentation de la fermeture nationaliste à laquelle l’Europe a renoncé depuis cinquante ans. Il promeut une politique antieuropéenne que même les gouvernements les plus europhobes de l’Union européenne n’ont jamais osé  pratiquer. Nos partenaires n’accepteront jamais d’être soumis à un chantage qui nie la négociation et le respect mutuel des peuples européens.


La France doit agir, y compris à Bruxelles, pour faire avancer l’harmonisation fiscale et sociale, dont les failles pèsent sur nos emplois et nos agriculteurs. Elle doit aussi donner l’exemple, au lieu de laisser partir la fabrication de la carte Vitale des assurés sociaux en Inde et la production des chaussures de ses soldats en Autriche.

 

Pour sa part, François Hollande propose l’introduction d’un Small Business Act européen. Il demande l’aménagement des règles de la commande publique afin d’améliorer la participation des PME. Il exige l’amélioration de la réciprocité des échanges commerciaux avec les partenaires commerciaux hors de l’UE par l’introduction de critères sociaux et écologiques. En matière économique, c’est l’Europe qui doit être un rempart contre une mondialisation dérégulée.

François Hollande la renforcera donc, afin de la rendre plus protectrice et plus juste, sans tourner le dos à ce qui constitue l'une des plus nobles réalisations politiques et économiques de la France contemporaine.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 12:00

 

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Source : francoishollande.fr  -  le 11 mars 2012 

 

Bruno Le Roux,

Porte-parole de François Hollande : 

 

 

Recherche du bouc-émissaire, division des Français,

seuls enseignements d’un discours creux

et dénué de propositions

 

Le discours de Villepinte de Nicolas Sarkozy s’inscrit parfaitement dans la continuité de la campagne sans saveur, ni proposition, du président sortant.

A quelques semaines du premier tour, la recherche des propositions du candidat sortant relève toujours de l’exploration, tant elles sont inexistantes.

Une fois de plus, ce discours, annoncé en grandes pompes, se réduit à une vaste opération de communication, et à l’énonciation de bouc-émissaires. (...)

La réalité, c’est que le seul projet de Nicolas Sarkozy c’est la recherche permanente du coupable pour tenter maladroitement de voiler son propre échec, mais aussi la stigmatisation et la division des Français qui se déclinent par l’usage du referendum.

 

François Hollande dans son discours du Bourget avait, de son côté, défendu une vision d’une France rassemblée, s’attaquant aux véritables problèmes des Français que sont l’emploi et le pouvoir d’achat.

En l’absence de propositions, sinon la violence de son propos, les Français n’auront forcément que la facture laissée par le président-sortant pour se prononcer : enchaînement des déficits, hausse du chômage, augmentation des inégalités, hausse des violences aux personnes.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 10:00

 

l-Europe-de-Sarko.jpg

La presse internationale critique la menace

de sortir de Schengen de Sarkozy

 

Nicolas Sarkozy a menacé dimanche, s'il est réélu, de sortir la France des accords de Schengen sur la libre-circulation dans l'Union européenne (UE) afin de lutter contre l'immigration clandestine qu'il estime mal contrôlée par certains pays européens.

Déterminé à récupérer les voix de 'la France du non', la France du mécontentement, Nicolas Sarkozy "a ciblé l'Union européenne... et tiré", annonce le journal espagnol La Vanguardia.

Une analyse partagée par le Wall Street Journal. "En déplaçant le débat politique (...) au niveau européen, Nicolas Sarkozy maintient le virage à droite qu'a pris sa campagne depuis le début du mois, quand il a plaidé pour la réduction du nombre d'immigrants (..), afin de récupérer les électeurs du Front national".

 

Une annonce populiste qui ne surprend pas The Guardian. "Viser Schengen ce n'est pas nouveau pour Sarkozy. L'année dernière, lors de l'afflux massif d'immigrants pendant le printemps arabe, il avait demandé à Berlusconi des contrôles plus sévères", rappelle le journal.

 

C'est en tout cas une très mauvaise nouvelle pour l'Europe, estime La Stampa. "Pour l'Union européenne, l'issue des élections françaises sera fatale dans tous les cas. Si Hollande gagne, il ne ratifiera pas le pacte de stabilité, si Sarkozy gagne, l'Europe sera mise devant le fait accompli [pour Schengen]. Vu de Bruxelles, quoi qu'il arrive, ce sera un échec". Le journaliste italien, Marco Zatterin, parle même de 'gueule de bois pour Schengen' : "Renoncer à Schengen signifierait un retour en arrière et une limitation de la liberté d'un grand nombre de personnes à cause de quelques criminels."

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 08:00

 

logo FH 2012

Source : francoishollande.fr  -  le 11 mars 2012 

 

Delphine BATHO,

Porte-parole de François Hollande : 

 

 

"Un discours pas à la hauteur de l'évènement annoncé"

 

Le discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte aujourd'hui n'est pas à la hauteur de l'événement qui était annoncé. Nicolas Sarkozy prétendait qu'il allait renverser la table et, finalement, il s'est livré à un discours sans idées nouvelles, qui ressemble aux précédents. Son propos s'adressait aux militants de l'UMP qui ont rempli la salle grâce aux renforts de cars et de TGV, mais pas aux Français.




Seule nouveauté, après la séquence justification et fausses excuses sur son quinquennat, Nicolas Sarkozy fait désormais de l'Europe le bouc-émissaire de son bilan.



Venant de celui qui met en avant le soutien de tous les conservateurs européens et qui reproche à François Hollande de vouloir renégocier le traité d'austérité, prétendre remettre en cause tous les traités de l'Union européenne est particulièrement cocasse.

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 17:00

sarko-mena-ant.jpeg 

Schengen et protectionnisme :

quand le candidat Sarkozy occulte les faits

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 12 mars 2012

 

Nicolas Sarkozy a feint d'ignorer, dimanche, plusieurs réformes en cours dans l'UE, dont Schengen et le Buy European Act.

"Schengen fait partie du traité de l'Union européenne. Donc une modification de Schengen doit passer par un changement de ce traité." En quelques mots, Cecilia Malmström a tempéré les menaces de Nicolas Sarkozy de suspendre la participation de la France à Schengen. La commissaire européenne chargée des questions d'immigration a rappelé les fondements juridiques de Schengen, qui n'est pas un guichet qu'on ouvre ou ferme à sa guise. Comme toujours en matière européenne, c'est le résultat d'un accord négocié entre tous les États membres, France incluse.

Car, à Bruxelles, on balance entre fatalisme et étonnement face à la violente charge de Nicolas Sarkozy contre l'espace Schengen. "C'est un discours électoraliste, à replacer dans le cadre de la campagne", dit l'un. "Le président-candidat veut réformer Schengen sur le modèle de ce qui a été fait pour l'euro ? Mais c'est ce que nous proposons", rappelle-t-on à la Commission européenne.

La France fait traîner

Cette réforme a été lancée en septembre dernier à la demande de plusieurs pays, dont la France, après le différend avec l'Italie sur l'afflux de clandestins tunisiens au printemps 2011.

La Commission européenne a proposé deux changements majeurs. Le premier permettrait de mettre la pression sur un pays en bordure de la zone Schengen qui ne contrôlerait pas ses frontières. Sans amélioration, ce pays pourrait être isolé de ses voisins. L'autre changement mettrait fin au système actuel qui permet à un pays de rétablir des contrôles de façon unilatérale. Au bout de cinq jours, un État devrait expliquer ses motifs à ses 25 partenaires de la zone Schengen. À charge pour eux de décider à la majorité qualifiée s'ils soutiennent ou non la décision de fermer la frontière. "On mutualise le processus, car une décision dans un État a des répercussions pour tous les autres", explique un diplomate.

Cette surveillance d'un pays par ses partenaires, avec pressions et vote, ressemble effectivement à la réforme de la zone euro. "On progresse", affirme Cecilia Malmström. Mais la France fait traîner. D'ailleurs, Claude Guéant était absent jeudi dernier, lors d'un Conseil des ministres européens pourtant en grande partie consacré à l'amélioration de la surveillance des pays qui peinent à contrôler les frontières externes de la zone Schengen.

Accusations

Dimanche, à Villepinte, Nicolas Sarkozy a également visé une autre cible européenne : "Oui au libre-échange, non à la concurrence déloyale", a-t-il lancé, accusant l'Europe d'ouvrir grand ses marchés aux entreprises étrangères sans exiger la réciprocité.

Mais là encore, le président-candidat feint d'ignorer que la Commission européenne - en l'occurrence le commissaire français et UMP Michel Barnier - prépare une réforme qui vise à limiter l'accès aux marchés publics aux entreprises de pays hors UE qui excluent les sociétés étrangères de leurs propres marchés. "Nous présenterons nos propositions dans quelques semaines", dit-on à la Commission européenne, où l'on reconnaît un manque de vigilance dans le passé. "À partir de 1994, nous avons ouvert nos marchés publics, car c'était dans l'intérêt des contribuables d'avoir de la concurrence, donc des réalisations à des tarifs moindres. Parallèlement, nous avons négocié des restrictions, mais, à la vérité, on ne les applique pas." Cela devrait changer. "Les mentalités évoluent et on cherche à obtenir un accès plus juste aux autres marchés."

Enfin, les PME font aussi l'objet de mesures particulières pour leur permettre d'accéder aux marchés publics. Mais pour l'instant, il n'est pas question de leur réserver des quotas, comme l'exige Nicolas Sarkozy.

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 15:00

la girouette politique

 

La presse souligne les "contradictions"

de Nicolas Sarkozy face à l'Europe

Source : 20minutes.fr  -  le 12 mars 2012

 

Nicolas Sarkozy ayant annoncé vouloir réformer les accords de Schengen, dimanche à Villepinte, de nombreux éditorialistes pointent la contradiction, le candidat PS ayant été vilipendé par l'UMP pour avoir annoncé son intention de renégocier un traité pas encore appliqué.

Dans Libération, Paul Quinio trouve que "le président sortant est apparu plein de contradictions. A force d'avoir compris beaucoup de choses et de se repentir à longueur de discours, Nicolas Sarkozy frôle le tête-à-queue". Et de souligner comme d'autres qu'il y encore contradiction "quand il s'arroge la possibilité de modifier les traités européens mais l'interdit à son adversaire."

Dans L'Alsace, Patrick Fluckiger fait chorus: "Quand Hollande réclame la renégociation d'un traité qui n'est pas encore appliqué, le président-candidat n'hésite pas à envisager la suspension de traités en vigueur depuis des années. Il veut coller au plus près des préoccupations des électeurs, ce qui le mène à des acrobaties spectaculaires. Et en l'occurrence, au tête-à-queue."

Boycotter Nicolas Sarkozy ?

"Ainsi donc, quand Nicolas Sarkozy reproche vertement à François Hollande de vouloir renégocier le traité européen sur la stabilité et la gouvernance signé le 2 mars, jure-t-il qu'il se soustrairait, lui, à la règle commune si celle-ci ne changeait pas" s'étonne Ivan Drapeau de La Charente Libre.

"Hier accusé par Nicolas Sarkozy de vouloir remettre en cause la parole de la France, François Hollande va sans doute apparaître ce matin comme un réformateur très modéré aux yeux de nos voisins européens!» ironise Hervé Favre dans La Voix du Nord.

"Pour en avoir dit bien moins encore pour ce qui est de l'ampleur des points à renégocier, François Hollande était qualifié voici peu d' «irresponsable», par François Fillon", note Jean-Michel Helvig La République des Pyrénées.

"Ses homologues conservateurs de Londres, Madrid ou Berlin, qui refusent de recevoir François Hollande parce que celui-ci veut renégocier le dernier traité européen, vont-ils aussi boycotter Nicolas Sarkozy qui veut à son tour renverser la table?" se demande Bruno Dive dans Sud-Ouest.

Épine dans le pied du candidat socialiste

Yves Thréard, au contraire, estime dans Le Figaro que "l'Europe est une épine plantée dans le pied du candidat socialiste incapable de tenir un discours clair" et ne voit aucune contradiction jugeant même que "Nicolas Sarkozy a été l'avocat d'une Europe préservée pour qu'elle soit plus forte".

 

[ alors vite, changement de slogan du super-héros : "L'Europe forte"  !!! ]


"Nicolas Sarkozy a ainsi changé la dimension de sa candidature. Il ne sera plus seulement le président des Français, mais aussi celui qui va faire bouger l'Europe face au reste du monde», observe Bertrand Meinnel du Courrier Picard . "Face à tant d'envergure, il serait presque égoïste de le garder rien que pour nous après le 6 mai !" conclut-il.

[ Euuuh ... il est sérieux là, ou c'est de l'ironie ??? ]

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