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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 22:00

logo TOTAL 

Juste avant une audience,

Total tente de négocier

la fin des actions judiciaires

Source : La Voix du Nord  -  le 15 septembre 2010

 

Vendredi, les organisations syndicales de la raffinerie de Fort-Mardyck, menacée de fermeture, ont appris qu'elles avaient rendez-vous avec des responsables de Total. " Soi-disant, ils avaient des annonces à nous faire", explique Éric Sellini, délégué syndical central CGT.

Hier, de 10 h à 16 h, c'est donc avec Jean-Christophe Gribot, directeur des relations sociales venu spécialement de Paris, Jérôme Dupont, responsable du pôle développement régional, et Erwan Keromest, directeur de la raffinerie, que se sont entretenus les représentants syndicaux.

 

Le discours a été clair : les trois responsables de Total leur ont proposé de stopper toutes les actions judiciaires, y compris celle de Nanterre (recours déposé par Total), qui a lieu dans deux jours.

Le tout stipulé par écrit par les deux parties. Leurs arguments ? "La présentation du plan de reconversion que l'on connaît déjà", reprend Éric Sellini, tandis que Philippe Wullens (SUD) renchérit : "Il n'y a pas eu de révélations majeures. Tout ce dont ils nous ont parlé a déjà été présenté en CE et en CCE." Avant de reprendre : "La direction a ouvert une porte, mais bien trop tard. On ne fait pas une réunion trois jours avant une plaidoirie."

Les deux syndicalistes s'accordent à dire que pour entamer une négociation maintenant, c'est que Total n'est pas certain de gagner.

 

Un vote aujourd'hui ?

Une réunion d'information au personnel aura lieu aujourd'hui à 14 h 30, à la raffinerie. "Je ne pense pas que SUD appellera à un vote pour savoir si oui ou non le personnel accepte cet accord. Il aurait fallu que l'ensemble des salariés votent", affirme Philippe Wullens, tandis qu'Éric Sellini estime que "la direction tente de nous faire porter le chapeau en disant aux salariés : 'regardez, ce n'est pas nous qui bloquons, ce sont les organisations syndicales', mais pendant la réunion, on leur a rappelé toute l'histoire."

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 21:00

 

Royal : tous les Etats européens doivent "respecter"

les règles européennes

Source : actu.voila.fr  -  le 16 septembre 2010

 

"Tous les Etats doivent respecter les règles européennes, dans le respect des uns et des autres. Les problèmes ne se règlent pas par la vindicte publique", a affirmé la présidente socialiste de Poitou-Charentes, interrogée par la presse au sujet des admonestations de Bruxelles sur la politique française à l'égard des Roms.

 

Alors que la Commission européenne menace le gouvernement français de procédure pour sa politique vis-à-vis des Roms, l'ex-candidate à la présidentielle a estimé que "l'objectif du pouvoir" français "est d'essayer de gagner électoralement des catégories populaires qui ont peur de l'avenir" et "de désigner à la vindicte populaire des responsables".


Mais, selon elle, les Roms ne "sont pas responsables de l'échec du gouvernement" en matière de "chômage, de la baisse du pouvoir d'achat, et de la destruction de la sécurité sociale".

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Mme Royal a fustigé un "gouvernement qui n'accepte plus les contre-pouvoirs" qui "n'accepte pas la liberté de la presse, l'indépendance de la justice, le pouvoir du Parlement et des collectivités territoriales".

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 18:00

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  Roms : Nicolas Sarkozy ne parvient pas

à éteindre la polémique

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 16.09.2010 

Sitôt le discours du chef de l'Etat terminé, le président de la Commission européenne et le Premier ministre luxembourgeois ont réitéré leurs critiques. Et Angela Merkel a récusé les propos du président français.

Malgré un discours destiné à calmer les esprits, échauffés ces derniers jours par une escalade verbale au sujet des renvois de Roms, Nicolas Sarkozy ne semble pas avoir convaincu ses voisins européens, jeudi 16 septembre, à l'issue du sommet de Bruxelles. Témoin, à peine la conférence de presse du président français terminée, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker ont vivement réagi pour faire part de leur désapprobation.


José Manuel Barroso a une nouvelle fois rappelé, lors d'une conférence de presse, que "la discrimination des minorités ethniques est inacceptable". Il a toutefois reconnu que sa commissaire à la Justice et aux Droits fondamentaux, Viviane Reding, avait quelque peu dérapé en comparant les renvois de Roms de France aux déportations de la Deuxième guerre mondiale. 

"C'est vrai que dans la passion des débats, nous avons entendu des commentaires exagérés", a-t-il dit. Viviane Reding "l'a reconnu elle-même hier, d'autres devraient penser à faire de même", a-t-il ajouté. La Commission pourrait elle aussi "se plaindre d'une certaine rhétorique, mais laissons ceci de côté maintenant, il y a des dossiers de substance à discuter, ne nous laissons pas distraire des vrais problèmes", a-t-il dit, dans une critique à peine voilée en direction de la France.

Commissaires européens

De son côté, le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a estimé que les attaques du président français Nicolas Sarkozy contre son pays n'étaient "pas convenables". "Il n'est pas convenable, quand une commissaire (européenne) est ressortissante d'un pays, qu'on charge le pays d'origine" de celle-ci, a-t-il lancé au sujet de la Luxembourgeoise Viviane Reding. "Les commissaires ne représentent pas leur pays à partir du moment où ils sont nommés", a rappelé Jean-Claude Juncker. "J'exerce une influence très limitée sur la commissaire luxembourgeoise, j'aimerais que les autres pays fassent la même chose", a-t-il ajouté dans une pique indirecte notamment à Nicolas Sarkozy concernant le commissaire français Michel Barnier.

Le Premier ministre luxembourgeois a cependant concédé que les propos controversés de Viviane Reding avaient été "excessifs".

Merkel récuse Sarkozy

Enfin, la chancelière allemande Angela Merkel a dit ne pas avoir parlé de camps de Roms en Allemagne avec Nicolas Sarkozy, "ni lors du Conseil européen, ni lors d'entretiens en marge", a déclaré son porte-parole jeudi soir à Berlin, récusant ainsi des propos du président français.

"La chancelière Merkel n'a parlé ni lors du Conseil européen, ni lors d'entretiens en marge du Conseil avec le président français Sarkozy de prétendus camps de Roms en Allemagne, et en aucun cas de leur évacuation", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, dans un communiqué.

Nicolas Sarkozy avait affirmé à Bruxelles que la chancelière allemande lui avait confié avoir elle aussi l'intention de procéder dans les prochaines semaines à "des évacuations de camps", une information qui avait aussitôt été démentie par des diplomates allemands.

"Mme Merkel m'a indiqué sa volonté de procéder dans les prochaines semaines à l'évacuation de camps, nous verrons à ce moment là le calme qui règne dans la vie politique allemande", avait dit Nicolas Sarkozy dans un point presse à l'issue d'un sommet animé à Bruxelles où la question des Roms a dominé.

Le porte-parole de Mme Merkel a par ailleurs indiqué que "le gouvernement (allemand) soutient la France en ce qui concerne les critiques sur la forme et le ton des propos de la commissaire européenne (Viviane) Reding".

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 10:00

 

Morceaux d'anthologie, à en attraper la nausée :

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 18:00

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La majorité de droite de l’Assemblée nationale vient de voter une réforme des retraites. C’est un triste jour pour la sécurité sociale.

Je le redis solennellement nous rétablirons les retraites à soixante ans et à soixante cinq ans.

Les revenus du capital devront contribuer, ce n’est que justice.

Je dis aux Français de ne pas fuir vers les assurances privées et les banques qui vont se lancer dans des publicités mensongères.

 

Le droit garanti à la retraite à soixante et à soixante cinq ans sera rendu aux Français.

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 12:00

 

Il est extraordinaire, il a réussi à se mettre quasiment toute l'Europe contre lui ! Même Barroso, le président de la Commission, a apporté son soutien "personnel"  à la commissaire luxembourgeoise.

 

Moi, Maître de l'Europe, après Bruxelles

 je f'rai pêter le Luxembourg ! M'enfin !!!

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Roms : Paris et l'Europe en conflit ouvert

Source : LIBERATION.FR  -  le 15.09.2010

 

La France n'éteint pas la polémique avec la Commission européenne au sujet des Roms. Loin de là. Lors d'un déjeuner avec les sénateurs UMP mercredi, Nicolas Sarkozy a suggéré à la commissaire européenne Viviane Reding, qui a critiqué les expulsions de Roms par la France, d'accueillir des Roms au Luxembourg, son pays d'origine.

«Il a dit qu'il ne faisait qu'appliquer les règlements européens, les lois françaises et qu'il n'y avait absolument rien à reprocher à la France en la matière mais que si les Luxembourgeois voulaient les prendre il n'y avait aucun problème», a rapporté le sénateur de Haute-Marne, Bruno Sido.

Scandalisé que «l'Europe s'exprime de cette façon sur ce que fait la France», Sarkozy compte s'expliquer ce jeudi à Bruxelles lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, initialement à tonalité économique.

François Fillon est dépêché à Bruxelles dès ce soir. Il ira dîner avec les eurodéputés du Parti populaire européen (PPE), de droite et majoritaire à Strasbourg, pour «défendre et expliquer la position» de Paris sur les Roms. Des chefs de gouvernement et de parti de plusieurs pays de l'UE seront également présents. 

Réserves et critiques en Allemagne, Autriche et Bulgarie

Ils n'y trouveront certainement pas que des soutiens. Les propos du président français ont choqué au Luxembourg. Le ministre des Affaires étrangères Jean Asselborn estime que Sarkozy s'était montré «malveillant», dénonçant un «amalgame entre la nationalité de la commissaire et le Luxembourg». «Quant au fond, moi personnellement je suis entièrement sur la ligne qui est conduite par la Commission», a-t-il ajouté.

De même, l'Allemagne indique que le droit de libre circulation au sein de l'Union européenne «est inconditionnel», et qu'«aucune discrimination n'est autorisée à l'encontre de minorités ethniques». Le président bulgare Gueorgui Parvanov, le président autrichien Heinz Fischer ont également émis des réserves sur la politique de la France.

En revanche, le président du Conseil italien Silvio Berlusconi a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy dans un entretien au Figaro. Le parti xénophobe italien de la Ligue du Nord a également exprimé son total soutien au président français. «C'est formidable cette commissaire européenne prompte à s'indigner contre la France qui, suivant le bon exemple de l'Italie, a décidé de mettre un peu d'ordre pour lutter contre la présence dérangeante des Roms dans les trop nombreux camps de nomades», s'est-il insurgé. 

Totalité de l'article :  ICI

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 08:00

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Michèle DELAUNAY sur son blog

 

le 9 septembre 2010

 

Se surpasser n'est pas donné à tout le monde. Eric Besson peut le faire.

Auditionné hier après-midi [8 septembre] par la commission des lois de l'Assemblée nationale sur le projet de loi "Immigration, Intégration et Nationalité", il a présenté avec le talent qu'on lui connait les derniers amendements gouvernementaux :

– l'un instituant la déchéance de nationalité pour les citoyens d'origine étrangère ayant porté atteinte à la vie d'une personne dépositaire de l'autorité publique .

Le Gouvernement crée ainsi deux catégories de citoyens : les méchants ordinaires descendant un gendarme à bout portant mais nés à Saint Flour ou à Saint Brieuc et les vrais grands méchants, surpris dans la même activité, mais dont les parents ou eux mêmes sont nés à Oujda ou à Tigzirt. On remarquera que, dans sa grande mansuétude, le gouvernement ne fait pas entrer en ligne de compte l'origine du gendarme ?

 

– trois autres facilitant l'expulsion des Roms, spécialité française pourtant d'ores et déjà saluée par l'Union Européenne comme par l'ensemble des églises. Le texte d'Eric Besson est de ce point de vue parfaitement en phase avec la totale inefficacité des lois votées par la droite depuis 2002 ans : l'immigration clandestine en France n'a pas baissé d'un iota, malgré l'augmentation toujours croissante du nombre d'interpellations.

Dans la droite ligne de la politique du chiffre en matière d'expulsion, ce projet de loi vient aussi durcir le contentieux de l'éloignement :
--> en allongeant de 12 jours la durée de rétention, c'est à dire en prolongeant la privation de liberté pour des personnes qui n'ont commis aucun crime ni autre délit que de n'être pas né en Auvergne
–--> en instituant un véritable bannissement, interdisant à des personnes qui ont construit leur vie en France de revenir auprès des leurs pendant plusieurs années.

 

Un "détail" encore. Si le texte prétend lutter contre l'immigration clandestine, il ne contient aucune disposition à l'encontre des passeurs et des filières mafieuses s'enrichissant dans l'estimable commerce de la traite d'êtres humains.

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 16:00

Comme président de la République, je trouve qu'il ne casse pas des briques !

Avec les dossiers qu'il a sur le dos, il mériterait qu'on l'envoie à Cayenne pour casser des cailloux, tiens.

Zut, le bagne a été fermé définitivement en 1946. Dans ce cas-là, dommage ... pour nous !!!

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Affaire Bettencourt : une plainte déposée

et le conseiller pénal de MAM viré

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 11.09.2010

Un proche de la ministre de la Justice est accusé d'être à l'origine de fuites dans la presse concernant l'affaire Bettencourt. Son éviction brutale montre à quel point le pouvoir surveille la presse et s'inquiète de ce feuilleton politique et judiciaire.

Son "départ" a été officialisé au Journal officiel de samedi 4 septembre. Mais, dès la dernière semaine d’août, mois d’été durant lequel il avait effectué des permanences au ministère de la justice, le magistrat David Sénat,  conseiller pénal de Michèle Alliot-Marie,  a été prié de ne plus remettre les pieds place Vendôme. "David Sénat travaillait pour la ministre depuis déjà huit ans, explique Guillaume Didier, porte-parole de la Chancellerie, qui nie toute disgrâce. L’été est une excellente période pour changer d’affectation. Il  était demandeur". Demandeur ? David Sénat - le Bulletin Quotidien du 9 septembre le confirme - est désormais chargé d’une "mission de préfiguration" de la cour d’Appel de … Cayenne, en Guyane.

 

En réalité, MAM a été sommée en haut lieu de se débarrasser de son fidèle conseiller qui l’avait suivie de la Défense à l’Intérieur, en 2007, puis à la Justice, en 2009, et qui était au coeur de la réflexion sur la réforme de la procédure pénale. Au début de l’été, en effet, l’Elysée ne décolère pas contre certaines "fuites" dans la presse sur l’affaire Bettencourt, qui, jour après jour, mettent à mal la défense d’Eric Woerth. La publication d’extraits de procès-verbaux d’audition de Patrice de Maistre, placé en garde à vue le 15 et 16 juillet, déclenche notamment  un branle-bas de combat. Et aussi un vent de panique, les soupçons portant aussi bien sur le parquet de Nanterre, le ministère de l’Intérieur, les services de police chargés des investigations ou la Chancellerie, seuls dépositaires en temps réel, avec l’Elysée, des interrogatoires effectués dans le cadre de l’enquête préliminaire du procureur Courroye.

Les hauts responsables policiers –Frédéric Péchenard, le directeur général de la police nationale, et Bernard Squarcini, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur, ont-ils été chargés  d’identifier le ou les responsables des fuites? "Il y a eu un éclairage DCRI" dit au Nouvel Observateur Bernard Squarcini. Dans le même temps, "à la fin du mois d’août", une plainte est déposée au parquet de Paris pour "violation du secret professionnel" par l’un des gardés à vue de l’affaire Bettencourt, l’avocat Fabrice Goguel, comme le confirme à l’Obs le procureur de la République de Paris,  Jean-Claude Marin. Il  précise  que "l’IGS a été saisie". Un service  "chargé d’enquêter sur les dysfonctionnements policiers".

Toujours est-il qu’en cette fin août, c’est sur un magistrat,  David Sénat,  que la foudre s’est abattue : les appels passés depuis son portable administratif ont été épluchés, affirment plusieurs sources. A-t-il agi seul ? Ou pour le compte de l’un ou l’autre des "camps" politiques qui s’agitent dans l’affaire Woerth-Bettencourt ? Le magistrat s’était déjà fait remarquer sur deux dossiers "sensibles". En 2008, il  avait volé au secours de Fabien Chalandon, fils de l’ancien Garde des sceaux, conseil d’une société soupçonnée d’infraction à la législation sur les jeux et lui-même mis en examen cet été. David Sénat est d’autre part proche de Jean-François Gayraud, commissaire divisionnaire à la DST,  avec lequel il a cosigné des livres (sur les mafias et le terrorisme). Le policier, qui avait enquêté en 2004 pour le contre-espionnage sur l’origine des faux listings Clearstream, est depuis dans le collimateur des sarkozystes.

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 15:00

la-DCRI-cherche-les-sources.jpg   

Affaire Woerth : Le Monde accuse

le "cabinet noir" de l'Elysée

Source : Rue89.com  -  le 13 septembre 2010

 

Le Monde dénonce l'utilisation "irrégulière" de la DCRI par la présidence pour identifier l'une de ses sources.

Le Monde va déposer plainte contre X pour violation du secret des sources d'un de ses journalistes, après la révélation d'une enquête menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) dans l'affaire Bettencourt-Woerth. Dans son éditorial, le quotidien qualifie la DCRI de « cabinet noir » qu'utilise l'Elysée pour « s'affranchir des règles de la simple justice ».

En fin de semaine dernière, Le Nouvel Observateur se demandait si Le Monde avait été « écouté » dans le cadre de l'affaire Bettencourt-Woerth, après la révélation de la mutation express à Cayenne du conseiller pénal de la garde des Sceaux, David Sénat, officialisée il y a dix jours.

Selon l'hebdomadaire, cette mutation fait suite à une enquête de la DCRI menée pour identifier les sources du journaliste du Monde Gérard Davet, auteur d'un article publié dans le journal des 18 et 19 juillet sous le titre « Patrice de Maistre met en difficulté le couple Woerth ».

 

L'Elysée directement visé par Le Monde

Le Monde y révélait le contenu de l'audition du conseiller de Liliane Bettencourt, qui montrait clairement l'ampleur du conflit d'intérêts. « D'après des procès-verbaux d'audition auxquels Le Monde a eu accès, la Brigade financière traque bien le trafic d'influence et oriente ses investigations en direction du couple Woerth », commençait l'article.

Dans son édition de ce lundi après-midi, le journal publie un long article signé de la directrice de la rédaction, Sylvie Kauffmann, et intitulé « L'Elysée a utilisé le contre-espionnage pour identifier une source du “Monde” ».

On y apprend que la publication de l'article de Gérard Davet « a, selon des sources proches du dossier, particulièrement irrité l'Elysée », qui a donné l'ordre à la Direction générale de la police nationale de « mettre fin aux fuites » :

"Les services de la DCRI, c'est-à-dire du contre-espionnage français, ont été mis à contribution hors procédure judiciaire […]. Ils ont d'abord cherché à cerner le profil de la source potentielle.

Parmi les personnes qui pouvaient avoir accès aux procès-verbaux des auditions, ils se sont arrêtés sur un haut fonctionnaire. Le téléphone administratif de ce dernier a fait l'objet de discrètes expertises techniques.

Les identités des personnes ayant contacté ce membre de l'appareil d'Etat ont été remises à la DCRI par un opérateur téléphonique, sous forme d'un listing. C'est à cette occasion que le nom de Gérard Davet, journaliste au Monde, est apparu."

Le fonctionnaire en question, le magistrat David Sénat, a été brusquement muté à Cayenne « à sa demande », selon la Place Vendôme.

 

La suite sur Rue89

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 12:00

 

J'ai fait sauter Bruxelles !

Non mais, c'est pas les Belges qui commandent !!!

sarko-ma-tre-du-monde.jpg

 

Roms : Bruxelles va déclencher une double

procédure d'infraction contre la France

 

Source : LEMONDE.FR  -  le 14 septembre 2010


Viviane Reding a perdu patience : la commissaire européenne en charge de la justice a annoncé, mardi 14 septembre à Bruxelles, son intention de lancer une double procédure d'infraction contre la politique de la France à l'égard des Roms. Une décision en ce sens devrait être prise, en urgence, par le collège des commissaires, dans un délai de deux semaines. 

La première procédure est relative au non respect des garanties légales (procédure écrite, possibilités d'appel, analyse au cas par cas) prévues par la directive sur la libre circulation des ressortissants européens, en cas d'expulsion. La seconde porte sur le caractère "discriminatoire" des mesures décidées en France.

Mme Reding a martelé qu'il ne pouvait être question de mener des politiques "discriminatoires" à l'égard des Roms. La Commission a été excédée par la publication de la circulaire administrative française en date du 5 août ciblant "en priorité" les Roms dans les opérations de démantèlement des camps illicites.

Or, depuis la fin août, les autorités françaises n'avaient de cesse d'expliquer à Bruxelles que la politique de Nicolas Sarkozy ne ciblait aucune minorité en particulier. Eric Besson, le ministre de l'immigration, et Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, avaient même rencontré Mme Reding à Bruxelles pour lui porter ce message. La commissaire s'était réjouie du changement de ton des autorités françaises, tout en leur demandant des "clarifications".

"JE TROUVE CHOQUANT..."

Le gouvernement français n'avait cependant pas transmis à la Commission la circulaire du 5 août, au grand dam de Mme Reding :

"Je trouve choquant qu'une partie du gouvernement [français] vienne m'expliquer quelques chose à Bruxelles, et que l'autre partie fasse le contraire à Paris", a lancé la commissaire chrétienne démocrate luxembourgeoise.

A propos de la nouvelle circulaire, Mme Reding "attend de juger sur les actes, mais ne veux pas se contenter d'un changement de langage". Mme Reding a, par ailleurs, vivement défendu le rôle de la Commission en tant que gardienne des traités, en critiquant les propos tenus la veille par M. Lellouche, qui contestait cette fonction.

"La commission est gardienne des traités, et cela est l'un des fondements de l'Union européenne."

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